Pas un bruit. réveil. Il est 5h du matin, personne n'est debout. Habituelle maison vide avant l'aube dans laquelle je me faufile à la recherche d'un début de journée. Parfois qq pages de Tchekov, parfois l'actualité internationale, parfois le pétrissage de la miche de pain du matin.
Sortie de mon sac de couchage, le fond de l'air frais ne me saisit pas tout de suite. J'ai le temps de trotter pieds nus au rez de chaussée avant de réaliser que j'aurais du prendre un pull. Illusion dont je n'arrive pas à me défaire qu'il fait toujours chaud entre les deux tropiques.
Nous sommes début aout, le dernier mois commence doucement. Il attend au seuil avec son lot de stress, de vacances, de découvertes et de retrouvailles. Il attend un peu trop longtemps. Quelques jours de vide, comme cette matinée où je tapote sur mon clavier à peine une phrase à l'heure, où mon esprit vagabonde en cherchant sur quelle idée s'arrêter, qu'écrire. L'heure du rendu approche, mais le froid qui grandit dans le bureau sans soleil continue à engourdir doigts et esprit. Déjà le monde se dépeuple, les allers et venues des collègues vident l'espace qui a été quelques semaines surpeuplé.
Laborieusement une autre phrase pour décrire la géographie de mon dernier terrain, et je me prends à suivre la route sur la carte. Et me voilà repartie. A dans une heure, le temps que je rattrape et remonte le fil d'une de mes idées pour l'aplatir sur la page.
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