mercredi 29 juin 2011

partir sans savoir où l'on va revenir

Plus on est loin plus tout semble proche. Ces ailleurs, ces prochains voyages, on n'imagine plus repasser par la case départ. Des ponts géographiques et temporels relient tout, comme s'il suffisait de cligner des yeux pour se trouver à un tout autre moment dans un tout autre lieu et que ces moments étaient simultanés.
Une nouvelle théorie de la reine rouge (Through the looking glass). Marcher pour rester au même endroit. Quel est cet endroit qu'on ne connait que dans le mouvement perpétuel? L'indépendance, un état d'esprit qui ne vous rattache plus à rien ni personne, qui donne juste envie de construire un petit bout de route avec quelques esquisses d'amis, avec quelques repères immuables du bord de cette route sur laquelle on ne s'arrête plus de marcher. Et traverser ainsi des moments de vie qu'on ne répétera jamais.
La route suit une pente qui entraîne et entretient le mouvement. Parfois on discute avec une connaissance croisée sur ce chemin, jusqu'à ce que l'envie prenne de regarder par dessus son épaule vers l'inconnu que réserve encore la route, pour réaliser qu'on a envie de courir pour compenser d'avoir cesser quelques temps d'avancer.

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