Passé Antsirabé, il n'y a plus de ville, après la cinquantaine de km sur lesquels cette dernière a essaimé des maisons rapprochées, solides et presque urbaines, toute idée de ville disparaît. S'ouvre une savane, qui n'a plus rien à voir avec la terre rouge parsemée d'arbres des hauts plateaux, ces montagnes chaudes qui destabilisent par la combinaison de leur relief hivernal et leur manteau d'été. Une savane qui s'étend à perte de vue mais a été mal étalée. Gondolée comme la piste qui la traverse, elle franchit, recouvre, contourne une multitude de collines de toutes hauteurs, toutes formes. Pierreuses ou aménagées en terrasses, toutes habillées de leur couverture herbacée, de leur qq arbres de savane arborée. La route grimpe, dévale, et entoure (up, down and around) dans ce paysage connu mais déformé. C'est une constante de ce pays...il rassemble tant de choses qu'on y retrouve ce qu'on connait mais toujours avec un petit quelque chose qui interpelle. Les savanes à bosses, les montagnes qui brûlent, la sècheresse sahélienne tachée du vert vif du riz de bas-fond. Les baobabs, même eux, font les originaux (plus savamment on pourrait dire qu'ils sont endémiques).
Longue route vers l'ouest de l'aube au crépuscule. Demain pour la première fois sur cette île, je verrai la mer. Et devant moi : le Mozambique et le continent africain qui a déteint sur cette partie du pays plus qu'ailleurs.
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